Les chevaux sans fers et sans mors

Mettre des fers aux chevaux est absurde. L'habitude en a été prise lorsque les chevaux étaient rassemblés par milliers, dans les armées, et parcouraient à marche forcée des centaines de kilomètres sur des routes goudronnées. Leurs sabots, faits de cornes, se seraient usés bien trop vite, avant de donner la charge finale, et leurs pieds, dans la saleté, l'urine et la poussière, se serait bien vite infectés. Ferrer un cheval, dans un centre équestre, là où le pauvre animal ne marche que pendant les deux heures de cours quotidiennes, c'est odieux, cruel et inutile.


Pour les Indiens Navajo, l'empreinte du pied du cheval est le symbole de son pouvoir : la pointe de flèche entourée de l'arc en ciel, imprimés dans la terre par le sabot nu.


En France, Pierre Enoff dénonce dans son livre " Le silence des chevaux [1]" les dégâts causés par les fers à cheval, et milite pour des chevaux "pieds nus", des chevaux dont l'équilibre est respecté "sans fers et sans mors".


Le sabot du cheval est pour lui un organe essentiel. On ne le sait que trop peu : le cheval "entend" avec ses sabots. Il perçoit les vibrations du sol, parfois de très loin. Il "entend" très bien ses congénères galoper, par les vibrations transmises par le sol, même s'il ne peut pas les voir. Les chevaux sont hautement sensibles au contact du sol et à la matière du sol.


Tout bon cavalier devrait toujours être conscient du sol sur lequel marche son cheval : tat que ce n'est pas indispensable, sans fers et sans mors.

[1] Pierre Enoff, Le silence des chevaux, Plaidoyer pour un autre monde équestre, Ed. Amphora, 2014

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© 2023 by Sylvain Gillier & Tammy Gallaway. 

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